Football malien : la déception de trop ?
L’amour des Maliens pour le football n’est plus à démontrer. À chaque compétition, la nation entière se mobilise, espère et soutient ses équipes avec ferveur. Pourtant, année après année, cet espoir se heurte aux mêmes désillusions. Des éliminations précoces, des crises internes et une instabilité chronique finissent par lasser même les plus fidèles supporters.
Derrière ces contre-performances répétées, la Fédération malienne de football est de plus en plus pointée du doigt. Non pas par excès de critique, mais par lassitude. Lassitude face à une gouvernance jugée opaque, à des conflits internes récurrents et à l’absence d’une vision claire et cohérente pour le développement du football national.
Le paradoxe est frappant : le Mali brille souvent dans les compétitions de jeunes, exporte ses talents vers les plus grands championnats, mais peine à s’imposer durablement au plus haut niveau continental. Ce décalage pose une question fondamentale : le problème est-il sportif ou structurel ? À bien des égards, les faits semblent indiquer que le mal est plus profond.
Au-delà des résultats, c’est la gestion globale du football qui interpelle. Préparation des sélections, choix stratégiques, communication de crise, gouvernance financière : autant de domaines qui méritent un examen sérieux et transparent. Le football malien ne peut plus se permettre de naviguer à vue.
À MalicouraMedia, nous estimons que le temps des demi-mesures est révolu. Le football, vecteur de cohésion nationale et d’espoir pour la jeunesse, mérite une réforme courageuse et inclusive. Redonner confiance aux supporters passe par une refondation de la gouvernance, une vision à long terme et une réelle culture de responsabilité.
Le Mali regorge de talents. Il lui manque aujourd’hui une direction à la hauteur de ses ambitions. L’histoire du football malien ne doit pas se résumer à une succession de promesses déçues, mais à une renaissance construite sur la transparence, la compétence et l’intérêt général.
Maï Diallo
