APEJ : Abdoulaye Maïga place les 2 500 jeunes du 15ᵉ contingent face à leur responsabilité nationale

APEJ : Abdoulaye Maïga place les 2 500 jeunes du 15ᵉ contingent face à leur responsabilité nationale
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Bamako, 10 août 2026 — À l’occasion de la cérémonie d’engagement du 15ᵉ contingent du Programme de stage de formation professionnelle de l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ), le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a livré un message qui dépasse le cadre d’un simple lancement de programme. Devant les jeunes bénéficiaires, il a placé la question de l’emploi et de la formation au cœur de la construction du Mali de demain.
Au total, 2 500 jeunes diplômés sont concernés par ce nouveau contingent. Pour le Chef du Gouvernement, leur intégration dans le monde professionnel constitue une manifestation concrète de la confiance accordée par la Nation à sa jeunesse.

La jeunesse comme force de transformation
Dans son discours, Abdoulaye Maïga a insisté sur la place stratégique de la jeunesse dans la transformation économique et sociale du pays. Dans un Mali confronté à de nombreux défis, le Premier ministre a appelé les jeunes à privilégier le courage, le travail, la responsabilité collective et l’unité nationale.
Son message s’inscrit dans une vision plus large défendue par les autorités de la Transition : celle d’un développement davantage fondé sur les ressources nationales, les compétences locales et la capacité des Maliens à prendre en main leur propre avenir.
« En investissant dans sa jeunesse, le Mali a fait le choix de la prospérité et de l’avenir. Cet avenir, c’est vous les jeunes », a-t-il déclaré.


Cette orientation traduit une volonté de faire du capital humain un élément central du projet de développement national. Mais elle pose également une exigence : celle de transformer les opportunités de formation en compétences réellement opérationnelles et, à terme, en emplois durables.
Un contingent placé sous le signe du devoir
Le choix de baptiser le 15ᵉ contingent du nom de feu le Général d’Armée Sadio Camara donne une dimension particulière à la cérémonie.
Pour Abdoulaye Maïga, ce nom doit incarner l’excellence, l’intégrité, le courage et le sens du devoir. Les jeunes sont ainsi invités à considérer leur parcours professionnel comme une forme de contribution au développement national.
« Vous serez jugés non pas à l’aune des difficultés auxquelles vous serez confrontés, mais à votre capacité à leur apporter des solutions innovantes, responsables et durables », a souligné le Premier ministre.
Le message est clair : le stage ne doit pas être perçu comme une simple période d’attente avant un éventuel recrutement. Il doit constituer une véritable expérience professionnelle permettant aux bénéficiaires de démontrer leur savoir-faire, leur capacité d’adaptation et leur sens des responsabilités.
Formation professionnelle : un choix stratégique
Dans son intervention, le Chef du Gouvernement a également rappelé les orientations prises dans les domaines de l’éducation, de la formation professionnelle et de l’emploi.
Le Gouvernement entend notamment renforcer les capacités du dispositif national de formation professionnelle, développer les centres de formation, promouvoir l’entrepreneuriat et maintenir le financement national du programme de 2 500 stages de formation professionnelle.
Le triptyque « Éducation – Formation professionnelle – Emploi » apparaît ainsi comme l’un des axes majeurs de cette politique.
L’objectif affiché est de permettre aux jeunes d’acquérir les compétences nécessaires pour accéder à un emploi décent, créer leur propre activité ou participer efficacement au développement économique du pays.
Le véritable défi commence après le stage
Au-delà des discours et des cérémonies, le principal enjeu reste toutefois celui de l’après-stage.
Les 2 500 jeunes du 15ᵉ contingent auront-ils suffisamment d’opportunités pour transformer leur expérience en emploi ? Les structures d’accueil seront-elles en mesure de valoriser les compétences acquises ? Et quels mécanismes permettront d’accompagner ceux qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat ?

Ces questions sont essentielles pour mesurer, sur le terrain, l’efficacité réelle du programme.
Le Premier ministre a d’ailleurs rappelé que les attestations remises aux bénéficiaires doivent symboliser non seulement une formation accomplie, mais aussi une expérience professionnelle et une meilleure préparation aux exigences du marché du travail.
« Travaillez avec rigueur. Servez avec loyauté. Innovez avec audace »
En conclusion, Abdoulaye Maïga a livré une feuille de route simple aux jeunes : rigueur, loyauté, innovation et humilité.
Le message gouvernemental est donc double : l’État affirme sa volonté d’investir dans la jeunesse, tandis que les bénéficiaires sont appelés à transformer cette opportunité en résultats.
Pour le 15ᵉ contingent, le véritable engagement commence désormais sur le terrain. Car si la formation constitue une porte d’entrée vers le monde professionnel, c’est la compétence, le travail et la capacité à créer de la valeur qui permettront de franchir durablement la porte de l’emploi.
À travers ces 2 500 jeunes, c’est donc une partie de l’avenir professionnel et économique du Mali qui se joue.

M.D

Mali Coura Media